mercredi 6 janvier 2016

sous les sapins

ne t’ammourache pas des chimères
laisse filer en soi le plus délicat
qui hors des mues furibondes
hordes fauves et sauvage trouble les curieuses clairières,

boréales, terriers, aigres mousses et herbes sèches
à l’extérieur des chardons ardents s’égare la perdrix folle,
la race nuptiale des rameaux de melchior

quand sous la nappe huppée des sapins, à l’embarras des gifles d’écorce,
entre les lits d’épines sabineuses et le dos gras des racines qui t’accueillent
quand tu t’amenuiseras à l’intérieur de ce fendoir
lâche alors les méduses qui t’encombrent le dos et les épaules,
les nudités qui t’accablent, les musaraignes et les émeraudes,
qui te tomberont d’éclats comme une pluie de caillots noir volcaniques,
comme une plaie exhortée, en déchiffrant sur ta peau nue des griffes de rosée
marques mortes de ta maladie, lessivée de feu.

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