jeudi 2 juillet 2015

La Hyène (Bienne, mars 2015, Luc)


Démmerde ta horde!

J’encule les hémisphères
et les houles de paraphrases
La racine défaite 
d’un pain vapeur abandonné
déchaîné, le fil mou
l’aiguille morte du cadavre
Pop Ronald Mc Donald morgue à l’âme
Déchiré au napalm sur
un trottoir de Malibu
les papillons explosés de l’inconscient
se traînent dans les étoiles
minerves d’un mardi soir sans échec
pilote automatique
ma boîte crânienne est une grue tendue
une plaque de feu givrée, bloquée
un plâtre de feu douloureux
qui meurt de craquer
qui se crispe sur lui-même
plus il tire pour s’en extraire, plus le noeud se serre
il aimeraît juste lâcher du lest
que le cordon se liquéfie, pleure son saoul
jusqu’à n’être plus que 
vague invisible
et absolument liquide

Comment ça va?
comme d’hab, connard
allez au diable et bouffez du soufre
souffle tes drogues et tes jasmins,
enfant venin
banana sur l’épiderme
endolori par la peur qui
corne la surface de mon épine de paume
dieu que j’ai mal,
je vous hais la Hyène
de mes yeux veut crier pour vous
alleluia ta mère
si seulement t’avais les couilles de me crever hyène
vides-moi la panse
et lestes ma bouilloire de crin
lessives moi le tour,
envie de me crâmer les tissus 
pour voir plus fer
saloperie d’éclair de lune

plisse ton oeil noir et mouillé 
aux contours de vulve
je suis un cheval mort
dans un corps de neige déchu,
un requin en paille

à la mort à l’arrache
et puis merde négative
creep

laisses moi tranquille 
chèvre macabre
ravale ta langue
les flammes de ta motarde
me lèchent de partout
comme des salopes acides

gercures atroces
j’erres, cire ta trace
enfume enclume
lasse garce
pétasse grinçante
vieille conne, 
la haine est un fruit à nourrir
si tu veux qu’il pourrisse

j’aurais bien aimé l’amour,
mais les chiens de la chienne
me prennent dans leur bras
ils recueillent mon fiel noirci
mon acide gras
arrière bande de sales harasses
jvous niques vos crêtes
comme un sale gosse anglais
avec une batte de criquet

mes murs de briques racis
sont mes tapis vertueux
mes plaisirs vulgaires
souilles les bottes que tu lèches
et le cul de la lune

tu grilles et tu vois
tu vis et tu bois
si cette vieille femme
est juste un oiseau fatigué
elle a caressé sa cuisse
et ça m’a ému
n’importe qui a un peu
d’eau en or qui doit croupir au fond

combustion instantanée

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