Miasmes et vocalises lointaines
en fantômes étranges dans les speakers
tissent une trame incohérente
arrivent en ondes perdues à la fenêtre à barreau
de ma chambre isolée
oeil mouillé fièvre obscure
entre murs crevés de lumière sèche
habitées lourdes
sous le cercle tapant
diffus et plein, inplacable par-dessus
humide et meurtrier, caché par-dessous
des écartelades de l'espace
pans déserts, heure après heure
observe sur le crépis infini de sable sale
la course des ombres
par millimètres entre démons, rats et lézards
sachets bleus plastiques empoisonnés
fruits macérés, rouille et torsades
le rouge coule sur le métal fardé
âcre et brûlant
toits de draps satellites
les murs sont lents
ils sont morts et ils trônent
cimetières d'éléphants
le globe incompris poursuit la ronde
lentement
des indices de cités perdues et la noirceur
d'une vie ancienne sous les pierres se révèle
sous les cartons et les tôles
dans l'eau sale vit une galaxie
le silence est plein des grondements sourds
de la peur et de la faim
des animaux et des hommes
à 4 heures du matin dans le coupe-gorge
j'entend passer un tambour
il ne joue pour personne
ça fait chialer
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